• Continuons notre voyage en Martinique...

    le 16 mars 2016, une deuxième sortie en mer sur le maxi catamaran Diamond Rock, est à l'ordre du jour...embarquement  à 8h00, comme la première fois au ponton de notre hôtel le Carayou, à la Pointe du Bout.

    Cette sortie a pour but de visiter des criques et des anses de la côte Nord Caraïbes et la visite de la ville de Saint Pierre de la Martinique, (ville complètement rayée de la carte en 1902 par l'éruption du volcan La Montagne Pelée) voir les dauphins, et faire de la plongée dans les eaux cristallines et turquoises là où Il y a de superbes poissons tropicaux dans les eaux coralliennes. 

    En longeant la côte nord caraïbes, on passera devant les communes de Bellefontaine, Case Pilote, le Carbet.

     comme lors de la sortie précédente, le capitaine après avoir ramassé les chaussures des passagers dans des seaux, avant l'embarquement, accueille tout son monde avec sa gouaille habituelle et sa bonne humeur..

    Présentation de l'équipage, dont Coco, la co-équipière cuisinière,

     

    et le matelot..

    participation des passagers volontaires pour aider au manœuvres en tirant sur les cordages afin de monter la voile..(les hommes aussi ont participé ! smile)

    Puis présentation du bateau, ses dimensions, et ses équipements...et énumération des consignes de sécurité, de ce qui est possible et permis à bord et ce qui ne l'est pas..

    Puis c'est comme la première fois, le départ du bateau, et le "décollage" au rhum (voir article précédent sur le sujet  ICIsmile)

     

    Arrêt dans les eaux du Carbet pour baignade et snorkelling, avec palmes, masques et tubas fournis sur le bateau.

    à proximité de la plage du Carbet, pour ceux qui veulent s'y promener..Le sable est noir, de la nature des roches volcaniques de la Montagne Pelée toute proche..On voit la montagne au fond, et la pointe du volcan...

    Pour ce qui est de cette sortie, au moment de la baignade et du snorkelling, entre Le Carbet et St Pierre, un compagnon de bord résidant dans notre hôtel, qui plongeait avec une GOPRO, a pu filmer des poissons exotiques et aussi une tortue marine, et il a eu la gentillesse de nous donner une copie de ses petits clips et du montage vidéo qu'il en a fait.. je vous le montre dans la deuxième petite vidéo...

     

     

     

     

     

     Les dauphins ont accompagné le bateau...mon époux les a filmés de près... et vous pourrez aussi voir dans la petite vidéo, l'ambiance à bord...

     

     

    Comme la fois précédente, un repas est compris et servi sur le bateau..Repas créole, concocté par Coco, la cuisinière de l'équipage. Et boissons, dont rhum bien sûr..

       

     

    Après le repas, reprise de la navigation, et arrêt à Saint-Pierre, avec du temps libre pour se promener dans les ruines de cette ville reconstruite longtemps après l'éruption volcanique de 1902 qui fit environ 30 000 morts, et ne laissa que quelques rares survivants...

    Avant l'éruption, Saint Pierre était l'ancienne capitale de l'Ile, surnommée " le petit Paris des Antilles" construite au pied du volcan La Montagne Pelée...

    La montagne Pelée est un volcan actif situé dans le Nord de la Martinique, une île des petites Antilles constituant un département d'outre-mer de France. La montagne est notamment connue pour son éruption de 1902 qui a entraîné la destruction de la ville de Saint-Pierre située à ses pieds et au cours de laquelle près de 30 000 personnes sont mortes. Cette éruption a servi à caractériser le type éruptif péléen tirant son nom du volcan.

     

    La montagne Pelée pourrait tirer son nom, plus précisément son qualificatif, de l'aspect dénudé que présentait son sommet au moment de la colonisation de la Martinique vers 1635. Avec 1397 mètres d'altitude, elle constitue le point culminant de cette île.

    Le 8 mai 1902, au cours d'une éruption, une nuée ardente partie du sommet du volcan détruit complètement la ville de Saint-Pierre construite en bas du volcan.

    Saint-Pierre est une commune française et une sous-préfecture du département de la Martinique.  La ville est située à 31 km au nord de Fort-de-France sur la côte caraïbe au sud-ouest de la Montagne Pelée. C'est la plus ancienne localité de la Martinique. Ses habitants sont appelés les Pierrotains (aussi écrit Pierrotins) et les Pierrotines

    Avant l'éruption, la ville était la capitale commerciale de la Martinique grâce a ses activités portuaires, son administration et ses installations, ses nombreux édifices, et ses habitants fortunés..et elle était alors surnommée « le Petit Paris des Antilles »

    Le 8 mai 1902, à 7h 50, le volcan de la montagne Pelée émet une énorme détonation et réveille les habitants de Saint-Pierre. Quelques minutes plus tard, les 30 000 habitants de cette ville meurent, brûlés, asphyxiés. Par quel aveuglement collectif sont-ils restés à proximité d'une montagne qui, depuis plusieurs semaines déjà, donnait des signes flagrants d'entrée en activité ?

    La responsabilité des autorités dans la catastrophe est considérable. L'explosion du 8 mai, en effet, était tout sauf imprévisible. Dès le 25 avril, la montagne Pelée annonce son réveil par de petites explosions et des vomissements de cendres. Dans les jours qui suivent, l'activité volcanique s'intensifie avec des détonations de plus en plus violentes, une forte odeur de soufre et une véritable pluie de cendres tombant en permanence sur Saint-Pierre. Le 5 mai, une sucrerie proche de la ville est détruite par la crue d'une rivière soudainement grossie par de l'eau bouillante, des cendres, de la terre et des rochers pesant jusqu'à 50 tonnes.

    Malgré tous ces signes annonciateurs, nul ordre n'est donné d'évacuer la ville. Même, on laisse la population alentour se grouper à Saint-Pierre. C'est à peine si une vague enquête est organisée, qui conclut à l'absence de tout danger sérieux. La vérité est que, des élections devant avoir lieu, l'évacuation de la ville obligerait à les repousser, ce qui provoquerait un coût considérable et des tracas pour l'administration. Quoi qu'il en soit, l'inconscience est telle que, le 7 mai — veille du jour de la catastrophe —, le rédacteur du journal les Colonies peut écrire : « Où pourrait-on être mieux qu'à Saint-Pierre ? Ceux qui envahissent Fort-de-France s'imaginent-ils qu'ils y seront plus en sécurité si la terre se met à trembler?

    Il y eut deux survivants avérés, Louis-Auguste Cyparis, un prisonnier sauvé par l'épaisseur des murs de son cachot, et Léon Compère-Léandre, un cordonnier qui vivait à la périphérie de la ville, ainsi qu'une troisième parfois mentionnée, Havivra Da Ifrile, une petite fille qui aurait échappé in extremis à l'éruption sur la barque de son frère

    L'éruption, après le 8 mai, continue pendant plus d'une année. Le 30 août 1902, une nouvelle «nuée ardente» dépasse en intensité celle du 8 mai, dévastant une superficie deux fois plus importante et tuant encore mille personnes dans le village de Morne Rouge. Au total, une soixantaine de nuées, d'intensités variables, sont émises entre 1902 et 1903.

    La dernière éruption en date est celle de 1929-1932. Elle n'a pas fait de victime grâce aux évacuations de populations. C'est à la suite de cette éruption que la montagne Pelée a acquis sa forme actuelle avec une caldeira bien dessinée.

    Aujourd'hui reconstruite, Saint-Pierre est une petite cité de 5 000 habitants.

     

     

     

     

     

     

     

    Dans son histoire, il apparaît que cette ville a connu un essor important, la plaçant devant Fort de France, en terme de commerce, et d'exploitation de ressources, par les colons français, grâce à son port, à ses cultures de canne à sucre, et autres richesses.  

    En 1835 on y remarque, parmi les édifices publics, l'hôtel des douanes, le trésor, la salle de spectacle, l'hôtel du gouvernement, les greffes, les casernes, les prisons, le tribunal de première instance, un couvent des ursulines et la promenade dite le cours de Laustat, près de laquelle se trouve le jardin des plantes, établi en 1803, une partie de ce jardin est consacrée à la culture des plantes médicinales, pour les pauvres.

    Avant...

    l'église du fort placée dans un lieu élevé, (ce qu'il en reste après l'éruption)

    ce qu'il reste de la cathédrale après l'éruption

    la voici reconstruite

    Aux lendemains de la destruction de Saint-Pierre par la montagne Pelée, des gens venus des îles d'à côté et des communes voisines organisent un pillage systématique de la ville, sous le prétexte de retrouver leur famille. Un pillage officiel est ensuite organisé par l'État français, qui se dépêche de récupérer l'or et les numéraires des banques de Saint-Pierre. L'État délègue une commission chargée de récupérer les bijoux se trouvant sur les cadavres, avec la promesse de les restituer aux familles des défunts, mais la promesse n'est pas tenue. Les gens viennent à Saint-Pierre pour récupérer des fontaines, chercher du marbre, s'attribuer des statues et s'emparer des canons.

       

    La ville reste en cendres pendant plusieurs années, malgré l'affluence des dons venus de toute part, et sa grande rivale, Fort-de-France, lui ravit alors logiquement le titre de capitale économique et culturelle de l'île. La cité martyre tombe sous le coup de la loi du 15 février 1910 qui la raye de la carte des communes de France et qui confie son territoire à la gestion de la commune voisine du Carbet. Cette loi autorise la commune receveuse à vendre le patrimoine de la commune supprimée, et à en garder le bénéfice qui se dégage de la liquidation de cette dernière. Ainsi Saint-Pierre perd en grande partie la richesse de son patrimoine archéologique.

    Saint-Pierre redevient une commune en 1923 et la ville commence alors à renaître de ses cendres. Elle est progressivement reconstruite (la Chambre de commerce est reconstruite à l'identique).

    sur les hauteurs des anciennes fortifications, les canons surplombant la mer...

    L'ensemble de la ville est labellisée ville d'Art et d'Histoire en 1990 par le ministère de la Culture et de la Communication. De ce fait, l'activité de Saint-Pierre est basée essentiellement sur le tourisme et notamment sur la plongée, le port présentant de nombreuses épaves de navires.

    De nombreux vestiges du passé glorieux de Saint Pierre sont encore visibles et visitables: L'ancienne prison avec le cachot de Cyparis (l'un des seuls survivants),

     la maison coloniale de santé,

    Ruines des bureaux du génie militaire

    des casernes, des prisons,

       

    l'ancien asile d'aliénés, 

    l'ancien théâtre, ...

     

       

    Outre la visite des ruines on peut aussi se rendre au Musée Franck Perret pour sa collection de photos de l'âge d'or de la ville.

     

      on peut brièvement citer les ruines du Figuier (immeubles qui se trouvaient en bord de mer), de deux chapelles, du presbytère, du lycée colonial sans oublier le pont qui enjambe la rivière Roxelane qui lui, n’est pas en ruines. Il date de 1766, c’est le plus vieux pont de l’île et le seul édifice qui ait résisté dans son intégralité à l’éruption de 1902.

     Après la visite libre de Saint-Pierre, retour au bateau et reprise de la navigation, pour le retour à l'hôtel ...

     Arrivée à au ponton de notre hôtel vers 17h , et nous avons encore pu admirer un magnifique coucher de soleil un peu plus tard...

    Je vous laisse regarder les photos, et les deux petites vidéos...

    @ bientôt 

     

     

     
     

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