• Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    Jacqueline en Crète en 2008

    suite et fin du texte

     

         Jacqueline partiras en retraite avant moi. L'objectif étant qu'elle prenne son espace à la maison. Je partirais pour ma part début juillet 2007. Trop de retraité se marchent sur les pieds et nous voulions l'éviter. Notre retraite sera consacrée aux amis, aux sorties, et aux voyages. Nous avons parcourus et visités un nombre de pays impressionnants aux quatre coins de la planète. De quatre à six chaque année. C'était formidable. Ce ne sont pas les peuples les plus pauvres qui sont les moins accueillants. Ces treize années sont passées très vite.

     

              Malheureusement Jacqueline à contracté une bactérie en Thaïlande et elle est rentrée avec une double pneumonie. Hospitalisée en urgence, les médecins l'on remise sur pieds avec un cocktail d'antibiotique, Tout en nous prévenant que cette bactérie méchante reviendrait tous les six mois. C'est ce qui s'est passé et son état s'est dégradé progressivement. Je suis devenu aidant et la dernière année, j'ai du tout faire dans la maison. Elle avait du mal à se déplacer y compris pour aller aux toilettes. En août 2019 elle est à nouveau hospitalisée en urgence, toujours à cause de cette bactérie. Elle sera sous oxygène de façon permanente vingt quatre heures sur vingt quatre. Ses déplacement seront de plus en plus difficiles. Je ferais installer un monte escalier en octobre pour lui permettre de regagner la chambre et son bureau.

     

              Fin février deux mille vingt, la bactérie revient encore plus méchante. Elle sera hospitalisée par le SAMU en détresse respiratoire. Son état est inquiétant et elle se bat en permanence pour trouver de l'air, comme une personne qui se noie. Je vois son état se dégrader à grande vitesse. Il n'y a pas d'autre traitement connu. Elle souffre énormément et je ne sais plus quoi faire. Le dimanche après midi après mes quatre heures de visites journalières, elle me demande de rentrer à la maison pour qu'elle puisse se reposer. Le lendemain , lundi matin, le médecin qui s'en occupe m'appelle, il est urgent que je vienne, son état se dégrade rapidement. Je fais le plus vite possible, mais j'arrive trop tard. La porte de la chambre est fermée. Il n'y a personne pour m'accueillir. J'ouvre la porte, elle est totalement débranchée. Il n'y a plus un cable. Ses yeux sont fermés. C'est un choc auquel je je m'attendais pas Je n'aurais pas pu l'accompagner pour son grand départ. Je suis effondré et je pleure sans m'arrêter en lui tenant la main. Il faut très vite s'occuper de l'administratif et libérer la chambre.

     

              Avec Olivier, nous allons assister à la mise en bière, l'inhumer dans un caveau provisoire, tous seuls, les filles et les amis n'ayant pas le droit de se déplacer. Il n'y aura pas de cérémonie à cause du coronavirus.

              Elle ne peut être placée dans notre concession. Pas de ciment pour construire le caveau. C'est une pandémie mondiale qui fait de très nombreux morts à travers le monde. Nous sommes tous confinés et les rassemblements sont interdits. Je ne sais pas quand nous pourrons dignement la mettre en terre en présence de la famille et des amis.

     

              Cela fait un mois aujourd'hui qu'elle est partie pour son plus grand voyage. et je ne souhaite qu'une seule chose, la rejoindre le plus vite possible tant la vie sans elle me pèse.

     

              Je n'ai pas parlé de mes petits enfants que j'adore. et de certains problèmes que nous avons rencontrés avec les enfants. Olivier qui a eu un accident avec une voiture et a été hospitalisé avec de nombreuses fractures et traumatismes. Nous avions eu très peur. Il s'en est bien remis. Agathe nous a fait des convulsions par hyper thermie, et je devais faire baisser d'urgence sa température en la plongeant dans un bain chaud qu'il fallait ramener à trente sept degrés. Nous avons eu très peur de la perdre.

     

              Voilà, c'est notre histoire à Jacqueline et moi, Avec la mémoire que j'en ai. J'ai peut-être trahi sans le vouloir certaines vérités.

     

    C'est maintenant à vous mes enfants d'écrire la suite de cette histoire. Je vous aime et vous embrasse très fort.

     

                                       Il est 10 heures cinquante.

                                         

                                                                             Coubron le 16 avril 2020

     

    J'ai écrit ce texte à la mémoire de Jacqueline.


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